7 août 1960 -7 août 2008: 48 ans d’indépendance!
Pas que je me sente particulierement indépendante, pas que je nous pense particulièrement indépendants… Mais une date, pour célébrer notre Côte d’Ivoire, ce serait dommage de ne pas la marquer!
Et puis comme jour pour commencer à partager avec vous l’amour que j’ai pour cette terre, on pouvait trouver pire!
Je suis née et j’ai grandi à Abidjan en Côte d’Ivoire, 322 462 km carrés de beaute sur la côte ouest de l’Afrique! Pour les génies en geo, c’est par ici!
Houphouet-Boigny disait: “Le vrai bonheur, on ne s’en apercoit que lorsqu’on l’a perdu” . Enfant, j’aimais à répeter ces mots, machinalement, comme les dires d’un vieux monsieur sage. Cette phrase, tous les ivoiriens la savaient et la disaient, sans jamais vraiment donner de visage à ce vrai bonheur.
Aujourd’hui, le bonheur a été ébranlé, le malheur a été consommé. Depuis bientôt 9 ans, notre vrai bonheur a été presque perdu. Le bonheur d’aller et de venir librement d’une part à l’autre du pays, le bonheur de danser de tout notre temps et de toutes nos forces, le bonheur d’être ivoiriens simplement parce qu’on aime ce pays, le bonheur d’ignorer le bruit terrible des tirs d’armes à feu, le bonheur d’ignorer cette peur unique qui s’empare des esprits lorsque la paix n’est plus une formalité banale et quotidienne.
Découragement n’est pas ivoirien
J’aime à croire que nous avons juste reculé pour mieux sauter, que nous nous sommes juste éloignés de notre bonheur pour mieux l’étreindre.
M’éloigner de la Côte d’ivoire m’en a rapproché. Vivre loin de toutes ces personnes que je ne connais pas, mais qui parlent la même langue que moi, ont dansé au son de la même musique que moi, se sont régalés des mêmes mets que moi, ont ri des mêmes histoires et pleuré des mêmes souffrances que moi, m’a donné envie de les avoir plus près encore de mon coeur! L’idée d’une Côte d’Ivoire coupée en deux m’a fait, plus que jamais, l’aimer entière, moi qui, comme tout ivoirien snob qui se respecte, considerait qu’à part Abidjan, Abengourou*, Assinie, Grand Bassam et Yamoussokro y’avait RIEN à voir!
La peur de perdre notre Côte d’Ivoire a réveillé notre patriotisme, au sens strict et étymologique de ce terme: l’amour du pays ou l’on est né, du pays dont on est citoyen. Et cet amour, malgré les tristes évènements, ne s’est jamais exprimé par la mélancolie, jamais en “Eeeeh… hummm…si je savais…“, mais toujours dans la joie! Cette joie caractéristique qui fait que l’Ivoirien ne se sent jamais accablé, cette joie qui fait que “Ce qui est sûr, le jour va se lever!“
*Abengourou étant dans cette liste uniquement parce que c’est “mon village”…

Bonjour,
Je suis tombé sur ce blog par hasard et en parcourant ce que je nommerai ” le cri d’amour” pour la fraternité ivoirienne, me voilà donc parcouru de frisson et d’affection pour l’auteur.
Je suis ivoirien et contre mon gré, j’ai quitté le pays quand je n’étais qu’un petit enfant. Mon amour pour ma terre natale est sans limite. J’ai vu le jour dans ce petit paradis sur terre, là où on se nourrit de peu, là où on se moquait bien de nous même, là où tous les africains se sentaient tous frères par l’obligation d’hospitalité .
J’ai été blessé et je me suis senti vaincu dans mon âme le jour où j’ai entendu parlé du concept d’ivoirité qui a déjà causé tant de mort.
Que dire que faire? La plus part d’entre nous ont choisis la servitude en exile, sans doute plus supportable que se voir impuissant devant la destruction méticuleuse du dernier espace où la joie de vivre était presqu’inscrit dans la constitution.
Par ce que l’homme qui a faim n’est pas un homme libre comme le disait notre regretté Houphouet Boigny, alors nous avons connu la faim et toutes les frustrations qu’elle génère.
Mais, l’espoir pointe son nez à l’horizon. Je l’ai lu, senti et je m’en suis laissé pénétré en parcourant votre blog.
Ce changement est actuellement en marche en toi.
Ma chère compatriote, je serai donc ravi d’échanger quelques motsde temps à autre avec vous.
Que dieu vous bénisse et puisse jamais la faim ne s’empare de votre esprit encore libre et flambloyant.
Cordialement,
moi ossi jé kité le pays, pr certaines raison,il a fallu k je soi loin de ché moi pr comprendre le bonheur ke je vivais, à travers té lignes je redécouvre mon pays,malade certes, déformé, dilué, défiguré, mé il reste mon pays et je l’aime de tt mon keur!! étant croyant, dc confiant, jcroi kil ya un temps pr tou! un temps pr détruire mé ossi un temps pr rebatir! en son temps ns rebatirons notre belle terre d’éburnie